Régler les conditions auxquelles les stérilisations sont considérées comme licites et indemniser les victimes de stérilisations forcées
Le DFJP met en consultation les propositions de la Commission des affaires juridiques du Conseil national.
Communiqués, DFJP, 27.03.2002
Berne, 27.3.2002. Permettre aux victimes de stérilisations forcées de demander une indemnité pour le dommage subi et une réparation morale, d'une part, et éviter que les abus du passé ne se reproduisent, en réglant les conditions auxquelles la stérilisation peut être pratiquée, d'autre part: tels sont les objectifs que vise le projet de loi sur les stérilisations que le Département fédéral de justice et police (DFJP) a mis en consultation jusqu'à fin juin 2002, à la demande de la Commission des affaires juridiques du Conseil national.
Le projet de loi fédérale sur les stérilisations a pour origine l'initiative parlementaire déposée par la conseillère nationale, Margrit von Felten. Dans une première partie, il prévoit une réglementation des conditions auxquelles la pratique de la stérilisation pourra être considérée comme licite. Une telle intervention ne pourra être pratiquée sur une personne capable de discernement et ayant 18 ans qu'à condition qu'elle y ait consenti librement et en toute connaissance de cause. Le nouveau texte interdit la stérilisation de personnes âgées de moins de 18 ans et de personnes passagèrement incapables de discernement. La stérilisation de personnes privées durablement de la capacité de discernement n'est admise qu'exceptionnellement, et elle est soumise à des conditions rigoureuses. L'intervention nécessitera, en outre, l'approbation de l'autorité tutélaire de surveillance.
