Réunion du Conseil JAI à Luxembourg : discussion sur le contrôle des entrées et des sorties dans l’espace Schengen

Communiqués, DFJP, 27.10.2011

Berne. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), a participé aujourd’hui à Luxembourg à la réunion du Comité mixte du Conseil Justice et Affaires intérieures (JAI) de l’Union européenne (UE). Les discussions ont porté essentiellement sur des projets visant à renforcer le contrôle des entrées et des sorties dans l’espace Schengen, sur la pression migratoire persistante dans le sud-est de l’Europe et sur la situation dans la région méditerranéenne.

La Commission de l’UE a informé les États Schengen de l’avancement des clarifications menées en lien avec le projet dit de « frontières intelligentes », qui prévoit la mise en place d’un système pour le contrôle électronique des entrées et des sorties dans l’espace Schengen et l’instauration d’une procédure spéciale pour faciliter les déplacements des voyageurs fréquents. La Suisse pourrait elle aussi tirer avantage de ce projet, car les contrôles prévus permettraient d’identifier les personnes qui, après être entrées légalement dans l’espace Schengen, ne le quittent pas selon les règles prescrites. La conseillère fédérale a relevé à ce propos qu’il était important d’effectuer une analyse approfondie du rapport coût / utilité de ces deux initiatives et souligné, également, que la protection des données devait être garantie en toutes circonstances.

Durant le déjeuner de travail, les ministres se sont entretenus des expériences faites depuis que les États des Balkans occidentaux sont exemptés de l’obligation de visa. Simonetta Sommaruga s’est félicitée des efforts entrepris pour lutter contre d’éventuels abus, indiquant que la Suisse aussi a enregistré une augmentation momentanée du nombre des demandes d’asile en provenance de certains de ces pays. Dans le cadre de la discussion sur la situation en Afrique du Nord, la cheffe du DFJP a confirmé l’intérêt de la Suisse à participer à un échange régulier d’informations et à la protection commune des frontières extérieures. Elle a expliqué que la Suisse suit, dans ces États, une approche globale visant à les soutenir, mais aussi à réglementer et faciliter le renvoi des requérants déboutés, deux axes importants pour lutter contre la migration illégale.