Les activités de la Suisse en matière de politique migratoire extérieure

Berne. Le Conseil fédéral a adopté mercredi le rapport 2013 sur les activités de la politique migratoire extérieure de la Suisse. L’année 2013 a été particulièrement marquée dans ce domaine par la participation active de la Suisse au dialogue des Nations Unies sur les migrations internationales et le développement, par le pilotage des partenariats migratoires, par la mise en œuvre des programmes "Protection dans la région" (Protection in the Region) et par le développement de la coopération au niveau européen en matière de migration.

Dans le cadre de la structure interdépartementale de coopération en matière de migration internationale (IMZ), les acteurs concernés de l’administration fédérale coordonnent les diverses activités de la Suisse en matière de politique migratoire extérieure. L’objectif est d’assurer la cohérence de la politique migratoire extérieure. Le rapport 2013 donne un aperçu des activités réalisées par la Suisse durant l’année écoulée et rend compte des travaux de la structure IMZ, instituée par le Conseil fédéral. Il présente également les priorités pour 2014.

Dialogue migratoire multilatéral et dossiers bilatéraux

Sur le plan multilatéral, l’élément clé a été la participation de la Suisse au Dialogue de haut niveau des Nations Unies sur les migrations internationales et le développement organisé à New York au mois d’octobre 2013. Représentée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, la Suisse y a exposé, lors d’une table ronde thématique avec le Nigéria, sa conception des partenariats migratoires.

Au niveau bilatéral, l’accent a été mis en 2013 sur les cinq partenariats migratoires (avec la Serbie, la Bosnie et Herzégovine, le Kosovo, le Nigéria et la Tunisie). Ces partenariats ont permis de développer diverses activités d’une part sur la migration régulière, ainsi que sur la protection des réfugiés et des migrants vulnérables et, d’autre part, sur le domaine du retour, de même que sur le lien entre la migration et le développement.

A relever également les efforts déployés en vue d’améliorer la coopération avec les Etats dans le domaine du retour. La coopération entre les départements permet à la Suisse de concilier ses intérêts concernant la politique migratoire avec ses autres intérêts de politique extérieure. Une telle approche est notamment recherchée pour les pays avec lesquels la coopération en vue de l’identification et du retour des personnes ne bénéficiant pas d’un titre de séjour en Suisse est estimée particulièrement difficile. Instaurer une coopération à moyen et à long termes dans différents domaines doit permettre de développer la compréhension réciproque à l’égard de cette problématique et de trouver des solutions.

Durant l’année sous revue, la Suisse a, par ailleurs, participé à des mesures visant à protéger les réfugiés dans leur région de provenance (Protection in the Region). A titre d’exemple, le projet de reconstruction de 21 écoles en Jordanie, dont bénéficieront 18 000 jeunes Syriens et Jordaniens âgés de 9 à 17 ans.

Coopération avec les Etats membres de l’Union européenne (UE)

La Suisse a également développé ses activités de politique extérieure migratoire dans le cadre de la collaboration avec l’UE. Par son association aux accords de Schengen et de Dublin, la Suisse est intégrée dans la coopération européenne et soutient les autorités des pays de l’UE les plus touchés par la migration aux frontières extérieures, que ce soit en raison de leur situation géographique ou de leur politique intérieure.
 

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Dernière modification 02.07.2014

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