Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants : adoption d’une déclaration politique

Mots-clés: Asile

Communiqués, DFJP, 19.09.2016

Berne. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a représenté ce lundi la Suisse à New York au Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants. À l’issue de la rencontre, les États membres ont adopté une déclaration politique afin d’apporter une meilleure réponse aux défis à relever dans ce domaine. La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) a fait part de la volonté de la Suisse de jouer un rôle actif dans la concrétisation des objectifs définis à New York.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga au Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants
enlarge_picture La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga au Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants (photo : UN Photo/JC McIlwaine)

On compte aujourd’hui 65 millions de réfugiés et de personnes déplacées, dans leur propre pays ou à l’étranger, poussés à l’exil par les persécutions politiques individuelles, les conflits armés, les violations des droits de l’homme ou l’extrémisme violent. Sans compter les millions de personnes qui abandonnent tous les ans leur foyer pour échapper aux catastrophes naturelles ou aux effets néfastes du changement climatique ou encore pour fuir des structures étatiques défaillantes ou une pauvreté systémique.

Véritable défi pour toute la communauté internationale, le destin de ces personnes met en évidence, partout dans le monde, les faiblesses des structures nationales et internationales chargées de gérer les mouvements de réfugiés et de migrants. Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a convoqué le Sommet pour les réfugiés et les migrants pour permettre aux représentants des États membres de discuter ensemble des défis que posent les mouvements massifs de populations et des réponses de la communauté internationale à ces déplacements.

Priorités de la Suisse

À New York, Madame Sommaruga a plaidé avant tout pour un plus grand engagement en vue de prévenir les déplacements forcés, de protéger les droits des personnes obligées de fuir et d’œuvrer à l’indépendance économique des réfugiés. Pour y parvenir, il y a lieu de privilégier des démarches associant des outils de l’aide humanitaire, de la coopération au développement, de la politique migratoire et de la sécurité humaine. Des solutions sont nécessaires qui permettent de répartir à l’échelle mondiale la responsabilité de la maîtrise de défis qui se posent aussi à l’échelle mondiale, a insisté la conseillère fédérale.

Les partenariats migratoires revêtent une grande importance dans l’optique de la coopération bilatérale. La Suisse appuie en outre toute une série d’initiatives au niveau régional et mondial destinées à renforcer les droits fondamentaux et la protection des personnes déplacées et des migrants. Elle a lancé dans ce cadre la Plateforme sur les déplacements liés aux catastrophes et elle soutient les efforts du Conseil de l’Europe visant à développer des solutions autres que la détention dans le cas de migrants mineurs.

Prévenir les mouvements de fuite

La déclaration adoptée ce lundi à New York intègre pour l’essentiel les priorités de la Suisse. Elle prévoit une large palette de mesures pour protéger les réfugiés et les migrants et prévenir les déplacements forcés et la fuite de populations. Elle évoque également diverses mesures pour l’avenir de la coopération internationale en matière de migrations, comme l’intégration de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans le giron de l’ONU. Les États membres y reconnaissent également que ce sommet n’était qu’une étape d’un processus de longue haleine.

Concernant les étapes à venir, il y a lieu de mentionner l’adoption du cadre de réponse globale pour les réfugiés, qui définit des mesures urgentes pour faire face aux situations de déplacements de grande ampleur. Les États prévoient aussi d’élaborer, d’ici à 2018, deux pactes mondiaux, l’un portant sur les réfugiés, l’autre sur les migrants. La Suisse a assuré qu’elle soutiendrait la conception de ce processus et la concrétisation des objectifs fixés.

Le sommet est par ailleurs l’occasion pour la cheffe du DFJP de rencontrer plusieurs représentants d’autres États pour des entretiens bilatéraux : elle s’entretient avec Yemane Gebreab, conseiller du président érythréen, avec Rahmani Fazli, ministre iranien de l’intérieur, avec Anis Birou, ministre marocain des affaires de la migration, avec Sylvi Listhaug, ministre norvégienne de l'immigration et de l'intégration, et avec Erlan Abdyldaev, ministre kirghize des affaires étrangères. Madame Sommaruga a également une entrevue avec le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme des migrants.

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vers le haut Dernière modification 19.09.2016

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