Allocution prononcée par la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf à l’occasion du Comptoir Suisse

Comptoir Suisse, 22 octobre 2009 à Lausanne

Discours, DFJP, 23.09.2009. Les paroles prononcées font foi

Mesdames, Messieurs les invités

Je suis très heureuse d’être parmi vous aujourd’hui pour la Journée Officielle du Comptoir Suisse. Je vous remercie de votre invitation et vous transmets les meilleurs messages du conseil fédéral. J’espère que vous n’êtes pas trop déçus de ne pouvoir accueillir un conseiller fédéral zurichois, puisque la ville de Zurich est cette année l’invité d’honneur du Comptoir Suisse, ou un membre romand du gouvernement. Vous devrez vous contenter d’une Grisonne, mais qui a toujours grand plaisir à venir en Suisse romande.

Le Comptoir Suisse est une manifestation riche d’une longue tradition. Cette foire est depuis nonante ans une vitrine importante pour la place économique suisse. Même à l’ère du numérique, de la rapidité et de l’instantané, le besoin de contact interpersonnels, le besoin de pouvoir évaluer directement les produits n’a pas faibli. Il est vrai que la rapidité d’internet vous facilite bien les choses, mais – vous en conviendrez – on ne peut pas tout faire confortablement installé devant son ordinateur. Certes, on peut aujourd’hui visiter virtuellement une ville en quelques clics de souris et, depuis peu, même jeter un coup d’œil dans les vitrines. Mais la visite virtuelle s’arrête soudain là : les portes du magasin restent closes, les marchandises sur les étals hors de portée pour pouvoir les examiner de plus près. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Dans la vie de tous les jours, il y a une rencontre entre le produit et le client. Et c’est précisément là que le rôle du Comptoir Suisse garde toute son importance. Les entreprises peuvent présenter ici leurs dernières réalisations. En ces temps difficiles pour l’économie Suisse, les foires sont aussi un encouragement pour envisager l’avenir avec optimisme et confiance. Nous devons continuer à miser sur les valeurs qui ont fait le succès des entreprises suisses, à savoir la qualité des produits et l’innovation. Ce sont ces valeurs que nous devons – je pense – préserver plus que jamais aujourd’hui. En me promenant dans les halles d’exposition, j’ai constaté avec plaisir que le Comptoir Suisse privilégie, cette année encore, la qualité et l’innovation.

A la tête du Département fédéral de justice et police, je m’occupe surtout de questions d’ordre juridique. Certains d’entre vous doivent penser sans doute qu’il s’agit là d’un domaine quelque’ peu ennuyeuse. Mais les activités de mon département ne sont – croyez moi – pas aussi strictes qu’elles peuvent le laisser paraître. Bien des dossiers estampillés « politique » relèvent souvent aujourd’hui de la politique économique. Le DFJP traite lui aussi de sujets qui sont en rapport avec l’économie et, plus particulièrement, avec la place économique suisse. Vu sous cet angle, on pourrait donc dire qu’il est une sorte de « département de l’économie bis ». Je pense notamment au domaine des innovations, où le DFJP élabore des solutions pour stimuler la compétitivité de nos entreprises.

L’atout de l’économie suisse, c’est l’innovation. Les entreprises ont besoin d’un environnement sûr, propice à l’innovation. C’est pourquoi nous devons travailler en permanence pour offrir les meilleures conditions possibles en matière de recherche et développement. Il est primordial de protéger les inventions par des brevets. Une étape importante a été franchie en ce sens l’année dernière, dans le cadre de la réforme du droit des brevets, que mène à bien, actuellement, mon département. Les nouvelles dispositions en vigueur assurent une protection appropriée aux inventions biotechnologiques. Le DFJP s’engage aussi dans d’autres domaines pour renforcer la place économique, notamment pour la protection de la marque « Suisse ». Pour les consommateurs, l’origine suisse d’un bien ou d’un service est un gage de qualité, de précision et de fiabilité. L’appellation « Suisse » et la croix suisse confèrent une grande valeur aux produits locaux. Ces labels, qui sont autant d’avantages concurrentiels pour nos entreprises, sont aussi l’expression de notre identité nationale. Nous devons donc les protéger.

Pour terminer, permettez-moi encore un commentaire sur les activités de mon département : l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle – qui est rattaché au DFJP – permet d’enregistrer non seulement des marques, mais aussi des biens et des services. La marque portant le numéro 519 671 [cinq cent dix-neuf mille six cent septante et un] protège l’« organisation d’expositions à buts commerciaux et la location de halles pour expositions à but commercial ». Devinez de quelle marque il s’agit ? Oui, c’est le Comptoir Suisse. Comme vous le voyez, le DFJP ne s’occupe décidément pas que de questions juridiques...

Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre attention et je vous souhaite une agréable manifestation. J’espère que ce Comptoir Suisse sera un lieu de rencontre enrichissant pour vous tous cette année encore.

vers le haut Dernière modification 23.09.2009